Posted by: Loula la nomade | 17,07, 2008

Buena Fe

Buena fe. Have faith and que sera sera. That were her words. She didn’t pray, she just hoped. Many times, people told her: you good faith has paid. She used to smile. She felt that faith was all about trusting humans and always her instincts. She was always careful as if one misstep would take back to the labyrinth. She’s never feared humans, but the demons inside of them. And her own demons, she might add. She went places nobody would visit. She’s talked to people nobody would look at. She’s touched skins everybody shun. She enjoyed the outcasts, because she was one of them and she’s never felt ashamed about it.
Next week, she will have to make up her mind. She will have to be patient, very patient. Her survival instinct will be alert and then que sera sera ..

Posted by: Loula la nomade | 17,07, 2008

Moins sept dodo

Une grande suprise. Enfin, nous :-) vous en parlerons le 24 si tout va bien. D’ici là, je compte les dodo et je fais le ménage.. Forcément, je reçois de la grande visite. Ne m’en demandez pas plus. Top secret..

Posted by: Loula la nomade | 4,07, 2008

La vie, la vie et ce qu’il en reste..

Cuba et moi, c’est bien plus qu’un coup de coeur. C’est la recherche de ce que tu as perdu et cette illusion que je serai la seule à pouvoir les retrouver.
R.E.M Losing my Religion

Posted by: Loula la nomade | 2,07, 2008

Free, Ingrid Betancourt is finally free with 14 other hostages

Posted by: Loula la nomade | 23,06, 2008

Si tous les commentaires pouvaient être comme ce qui suit..

Il n’écrit pas souvent, mais he nails it all the time. Un commentaire comme celui-ci, bein ma foi c’est précieux. L’auteur n’est nul autre que Moh

La funiculite n’est pas chose facile à gérer quand le cordon est trop long, et ce n’est pas une affaire de distance. Je pense aux enfants.

Sevrer son cordon ombilical aussi desséché qu’il soit est chose terrible. On en a besoin pour sentir, pour se mentir, pour pleurer, pour se soutenir, pour faire l’amour, pour s’en sortir.
On en a besoin pour saisir toutes ces falaises que les mots n’arrivent pas à sculpter. Toutes ces nuances que la parole ne peut transmettre.
Ces doses qu’on jauge dans le regard, qu’on perçoit dans le ton, dans la cadence des syllabes et la danse du geste qui conduit le son. Toutes ces choses dont nous avons besoin pour notre silence, nos amours, nos navrances, nos souffrances. Nos fausses notes. Nos enfants.
«C’est la vie» disent les cons. Qui des fois ont aussi raison.

Je m’emporte.
Bien @ toi zmagria de chez mowah

Moh

Et bein moi, de l’introspection de ce genre j’en redemande, pas vrai Lalla Knouz?

Allez, pour finir ce billet une vieille chanson de Rod Stewart, même mon mec ne connaissait pas, faut dire que Rod ce n’est pas sa tasse de thé.

Sailing

Posted by: Loula la nomade | 19,06, 2008

La vida es una tómbola

Je dois remercier Michèle d’avoir parlé du concert de Manu Chao. Parce que pour mettre du soleil dans le quotidien, rien de mieux qu’une chanson de Manu. La suivante est particulièrement émouvante. Bonne fin de semaine et big mwah.

Posted by: Loula la nomade | 11,06, 2008

Quand Loula se remet à sourire

Salut la foule, je m’en vais retrouver Mia. Soyez sages et ne foutez surtout pas le grabuge durant mon absence. Je vous souhaite un coeur aussi léger que le mien et une excellente fin de semaine. Montréal m’attend..
Mwah

Posted by: Loula la nomade | 5,06, 2008

Délires de zmigria et souhaits d’anniversaire..

Bon, Claude a fêté son anniversaire que j’ai raté, bien entendu, parce que la France c’est pas la porte à côté. Bon anniversaire Claude!

Un petit billet léger et sans trop de chichi et de la belle musique. La musique de mon enfance. Suffit de fermer les yeux et de se laisser emporter par la musique et les voix.

Mwah

Cette chanson me rappelle mon cousin, retraité à Prague, qui prenait sa derbouka les soirs en famille et qui la chantait en souriant. Une chanson superbe de feu Nazem El Ghazali.

Lui, c’est un maître du chant arabe, Sabah Fakhri.

Lui, c’est le chanteur de l’exil. Il me touche plus que tous. Je l’écoute en regardant les photos d’antan. Mais la vie, la vie. Sauf que je tiens à ma campagne et au silence. Tenez parce c’est sous la tente, je vais faire revivre un de mes premiers billets pour accompagner cette dernière chanson. Fi khater Lalla Knouz :-).

J’ai en moi des images et des senteurs. Souvent, le soir avant de sombrer dans un sommeil agité, je fantasme. Me revient en tête la terre humide à la première pluie, ma mère m’a tjrs dit que c’était le plus beau parfum. Ça l’est, car même si cette senteur me hante depuis presque dix- neuf ans, je n’arrive pas à en retrouver la fragrance originale. Lorsqu’il pleut, je sors souvent dehors, illusion d’une pluie rédemptrice. Eau pure qui laverait tout sur son passage.
Je rêve souvent d’eau et du Oued Tensift.Je traverse le petit pont et laisse mes chaussures sur la rive. J’aime le contact de la pierre. Je rêve de crues emportant jusqu’au moindre souvenir adulte. Mes pas me transportent vers la ville ocre, je longe l’allée au jaracondas et les bigaradiers en fleurs m’enivrent. J’ouvre une porte en fer rouillé et le parfum des rosiers en fleurs envahit mes sens. Sous les néfliers, je me revois enfant faisant un voeu avant de croquer dans la chair juteuse de leurs fruits magnifiques. La vigne s’étend et forme un toit sur le patio. Il y a des matelas et je m’endors. J’oublie qui je suis, ce que je suis devenue. Je me retrouve à chaque nuit, une naissance à rebours. Mes yeux caressent les boiseries peintes, mes doigts dansent avec les arabesques, mes paumes effleurent le marbre cisèlé et j’attends.
J’attends en vain de me redéfinir.
D’autres soirs, je vogue vers l’Atlantique et ses vagues houleuses, je n’existe plus, je fonds dans le décor et deviens aussi abrasive que le sable. Le vent finit par éroder jusqu’a mon identité. Je ne suis plus, je vis tout simplement. L’eau me submerge et je me laisse aller. Je ne veux plus toucher terre. Au loin, un air m’habite. Des chikhates chantent Caïd Al Ayadi les paroles sont lointaines :
-« Lwhisky fi qabbou ou chikhate bi jenbou. »
Sans me fixer, des regards dansent autour de moi, ils n’appartiennent à aucun visage. Les visages juchés sur des corps sont assis dans un coin, aveugles. Les yeux se font doux et sévères à la fois. Je suis à l’intérieur du cercle et ils tournent de plus en plus vite. Les voix hululent dans l’obscurité de leurs visages sans expression.
-« Ash dani ou 3lash mchite », chante la voix fatiguée de Lkawakibi.
Et je survole la plaine, je finis mon rêve sur une autre rive de cet océan. Je me réveille souvent en sursaut, j’espère entendre le chant du coq du voisin, mais rien sinon le bruit du vent cinglant sur mes nuits ambulantes.Dans ce bric à braque qu’est ma vie de zmigria, j’ai emporté avec moi au cours des années tant de trésors qu’il me semble bien souvent que j’effectue une razzia les rares fois que je vais au Maroc. Ce qui semble pour ma famille si anodin revêt à mes yeux une importance capitale. Je répertorie tout, chaque objet devient symbole d’une époque révolue. Mia dit souvent que si quelqu’un voulait garder éternellement un objet qu’il lui faudrait faire appel à mes services. J’ai entreposé souvenirs, espoirs et désillusions.
Parfois, lorsque l’angoisse me talonne, je me mets à effectuer le partage de mon butin d’immigrante. Je caresse le plateau de cuivre centenaire et je me demande qui des deux en prendra le plus grand soin. Comprendront-ils que sur ce plateau des doigts ont tapé minutieusement chaque ciselure? Et des deux tapis qui héritera de celui qui précéda ma propre naissance? Il vieillit bien mieux que moi. Il embellit, contrairement à moi. Se rendront-ils compte des heures et des jours passées devant le métier à tisser, des dessins délicats qui ont usé doigts et yeux de celle qui le tissa? Dans une pièce trônent deux bonbonnières en terre cuite, vestiges d’une époque révolue, le bleu de Fès s’allie au filigrane d’argent. Et je me laisse aller à mes sempiternelles questions. Suis-je la bonne mère qu’il aurait fallu que je sois? Ai-je fait les bons choix? Suis-je à la hauteur? Une seule consolation cependant, l’amour des enfants est inconditionnel. Ils ne vous demandent jamais rien, enfin tant qu’ils sont petits. Il suffit d’un moment empli de tendresse pour qu’ils oublient leurs peines, sèchent leurs larmes. Mais je les sais incapables de discriminer quiconque. Je les vois grandir dans un cocon protégés de tout, sauf de la vie elle-même.

La vie, la grande farce.

Alors, je retourne à mon butin de zmigria et je vois repasser le film. Toujours en noir et blanc, les regards sont plus poignants, les sourires plus tendres. J’écoute les gens chanter leur culture et je me demande encore s’il ne faudrait pas chanter l’avènement d’une culture commune à tous les êtres de la terre. Celle de l’amour et du partage. J’ai, avec les années développé, une aversion quant aux propos enrobés. Et je me méfie par-dessus tout du nationalisme. Quant aux mots, je les aime durs et coupants. Mia se demande à quoi je pense et je reste là à raconter des anecdotesque personne ne veut plus entendre. J’aimerais pour une fois changer de personnage, être ailleurs dans le temps et l’espace. Si parfois, je me suis plue à faire pleurer le verbe, je me rends compte aujourd’hui que je suis vidée et à bout de souffle. La vie est un lit de rivière asséché, rocailleux Sur la rive seules quelques plantes coriaces et acclimatées survivent encore si bien que j’espère en faire partie. Je ne serai plus zmigria, je n’y crois plus même si tout me définit en tant que telle. Je me rends compte que je ne le suis plus vraiment lorsque je vais voir mon tbib et que tout le monde m’appelle par mon prénom ou lorsque je passe près d’une bourgade perdue et que quelqu’un me lance un signe de loin. Je fais partie du décor. J’ai revu cette terre qui a éveillé mes sens des lunes durant, qui a fait de mes jours des nuits d’envol. J’ai ces terres rouges qui ont fait mon bonheur. La terre est mon seul lien avec le monde. Je l’effrite pour mieux la humer, la soupèse, la devine sablonneuse ou argileuse. J’aime la voir investir mes pores et s’incruster sous mes ongles. La terre me nourrit, me grandit, elle m’offre cette chance de rédemption. J’ai péché par procuration, par éloignement. J’ai ignoré principes par amour de cette terre. Je pourrai encore aujourd’hui errer longtemps pour en humer le parfum. La terre est ma seule culture, de par son abondance et son âpreté. De par les pas qui l’ont foulée et les êtres qui continueront de l’habiter. Je n’ai de repères que ma terre et parfois celle-ci se marie au regard de ma mère. J’ai confondu nostalgie et amour, j’ai confondu mal d’être et mal d’aimer. Et dans cette course folle, je me suis dénudée pour mieux m’accepter. Loula réclame son du bien plus que les autres femmes. Mais la vie est encore là, palpitante et il serait dommage de la dilapider. So, demain s’il me revenait l’idée de partager mon butin d’immigrante, il me faudra leur relater l’histoire derrière chaque objet et ils comprendront que le sirop d’Arabe n’est rien d’autre que du sirop d’érable et le beurre de Rachid n’est tout simplement que du beurre d’arachide.

Posted by: Loula la nomade | 5,06, 2008

Vade Retro Procrastination!

Me suis réveillée ce matin en me promettant de ne pas me prendre la tête. Me suis installée dehors avec la paperasse, les téléphones et ai commencé ma journée de travail. Travailler au soleil, c’est quand même superbe, vous me direz. Puis, les appels ont commencé. Yes, sir, no sir, no problem, let me consult my colleagues and get back to you, please note the following items, absolutely I will send it to you in less than 30 seconds, my pleasure anytime, let me know if I can be of any assistance, mil gracias, sinceramente. Et tout cela avec le sourire, bien entendu. Puis, j’ai plongé dans un rapport quand 3nitra décida de chasser tout jeune mâle tentant de boire dans son ‘abreuvoir’. . C’est ainsi que je nomme le colibri mâle qui a construit son nid au milieu de la haie de cèdre. Pour ceux qui ne connaitraient pas, 3nitra est le diminutif de Antar Ibn Shadad, poète et courageux guerrier arabe dont les poèmes ont survécu et qui ont eu l’honner de figurer parmi les mou’allaquat, poèmes que l’on suspendait autour de la Ka’ba en période pré-islamque. C’est que 3nitra est un mâle de mâle. Il protège son territoire comme personne. Il est si petit, mais fait un boucan d’enfer quand il passe au dessus de ma tête. Et il est déterminé à garder son espace pour lui tout seul. S’ensuivent des vols à vous couper le souffle. Tiens-toi bien, tu ne viendras pas boire chez moi. Je t’emmielle, je t’emmielle, je viens boire chez toi. Non, tu ne passeras pas et attention à mes coups de becs. Je suis plus rapide que toi, tu peux toujours voler nananère.. Désolée, 3nitra et S3iss3a sont trop rapides pour que je puisse les prendre en photo.

Entre les lettres du rapport qui virevoltaient devant les yeux et la course entre 3nitra et s3iss3a (lui, c’est le diminituf de Sa’sa’a bin Sohan, grand orateur et parmi les premiers musulmans), ai pensé que je ferai mieux de prendre une pause. Une pause de tout. Ai éteint les téléphones, ai enlevé ma montre, mes bijoux et tout ce qui me pesait. Ai contemplé l’idée d’allumer un cigare en buvant mon eau chaude. Puis me suis ravisée, les vacances c’est dans 4 semaines alors faudra finaliser rapports et paperasse avant de partir. Vade retro procrastination..

Posted by: Loula la nomade | 3,06, 2008

Fiction ou réalité?

-La fiction est souvent prévisible, la réalité est tout simplement fascinante.
-Pourquoi?
-Parce qu’il suffit de prêter attention aux êtres qui nous entourent, à ceux dont nous croisons le chemin. Leurs parcours sont pour la plupart hors du commun que bien des artisans de fiction aimeraient explorer, relater, conter.
-Fiction ou réalité?
-Who cares, c’est le printemps et rien ne vaut le vol des colibris, le vert tendre des feuilles, la floraison des tulipes qui perdure parce que la température est en dessous de la normale.
-Oui, mais la fiction est aussi invitation au voyage.
-Peut-être, mais je préfère écouter la vie que la lire. Sauf, lorsqu’il s’agit de lui, Enki Bilal. Sur papier ou sur écran, anytime, anytime..

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