Publié par : Loula la nomade | 12,01, 2006

Comment Loula a perdu son accent

Here we go again! Elles sont toutes là. Maquillées, bien vêtues. Séduisantes à souhait. Le regard des mâles s’attarde sur leur fraîcheur. Personne ne me remarque. Pas grave, je suis le vilain canard. Le cafard grillé. Le garçon manqué. Remarquez, je n’ai aucune envie de me faire toiser et examiner comme l’amas de chair et d’os, que je suis d’ailleurs. Elles sirotent leurs liqueurs alors que je bois au goulot. Elles manient la fourchette quand je prends un plaisir monstre à manger avec mes doigts. Elles ne salissent jamais leurs jolis chemisiers. Enfin, je vous épargne les détails sur les sauces dégoulinant sur mes lèvres et effleurant mon menton, que j’essaie de reprendre en passant lentement ma langue; pour ne pas perdre un soupçon de sauce. Je suis gourmande, que voulez-vous. Et que dire de mes doigts que je lèche avec gourmandise. Elles m’appellent affectueusement la souillon. Il faut dire que je mets la dose lorsque nous nous retrouvons. J’aime les choquer. En fait, il m’arrive de vouloir leur ressembler, mais tout compte fait je suis trop paresseuse pour me pomponner et passer des heures à fouiner pour la robe qui ferait de moi la femme fatale. De toutes les façons, je n’aime pas les robes. Elles ne me collent pas à la peau. Et puis, porter des échasses me ferait trébucher. Je ne pourrais pas me pencher pour ramasser ce foutu sac à main qui ne fait pas encore partie intégrante de moi. Je suis trop pudique ou trop aveugle pour admettre que je n’aime pas mes jambes. Vous comprenez. Chacun ses bobos, on les panse comme on peut. Mais attention, n’allez pas vous imaginer que je suis malade de ne pas ressembler aux belles femmes attablées devant moi. Bah! Chacune de nous possède son charme. Nous formons un drôle de quatuor. Ne vous attendez pas à ce que je vous les décrive. J’aurais l’air de quoi! Non, je ne suis pas jalouse, loin de là. Je les aime bien mes copines. On rigole tout le temps même quand l’heure est grave. Tenez, vous avez Zina, un vrai cas que celle-là. Une sensibilité à fleur de peau. Elle s’inquiète de tout. De sa coiffure en passant par le chien du voisin, à la grand-mère de la fille du huitième. Bref, je la verrai bien animer une émission radio style Sayida Leila. Il faut toujours expliquer la moindre des phrases, le pourquoi et le comment. Alors, que voulez-vous, il m’arrive de ne pas prononcer un seul mot. Lorsqu’elle aborde un sujet, laissez-moi vous dire que ça peut-être long, douloureux même. Dans ce temps là, je visualise une montagne, des cèdres et pour assaisonner le tout, un bel homme. Ben quoi, ce n’est pas parce que je suis un garçon manqué que je ne pense pas aux mecs! Pendant que Zina déblatère sa théorie sur le bonheur, moi je le vis en trichant. Je hoche la tête pour montrer mon intérêt et je souris en pensant à ce qui se passerait au pied de cette montagne avec l’Adonis de mes rêves. Lui non plus, je ne vous le décrirai pas. Un peu plus tard, peut-être. Yasmine, elle, est du type détaché qui catégorise tout ce qui vit sur terre. Avec elle, pas de quartier, vous passez nécessairement par l’essoreuse à laitue. Si si, pas de farces! Elle possède un de ces regards perçants et malicieux. Il m’arrive de penser qu’elle saute trop vite aux conclusions. Pas de zones grises, c’est blanc ou noir et rien au milieu. Mama mia! Moi qui adore les arcs en ciel, je suis obligée de parlementer avec elle à essayer de trouver un juste milieu. Enfin, vous voyez. Je soupçonne qu’elle pleure souvent le soir quand l’obscurité gagne son loft huppé de la vieille ville. Une petite biche écorchée et feignant d’être d’acier.Et il y a Yacoute, la douce. Ma préférée. Toujours disponible, affable et souriante. Une oreille compatissante, un humour unique. Des trois, elle est celle dont je me sens proche. Selon les autres, elle serait la moins belle. Alors, là je m’oppose à ce genre de constat arbitraire et sans aucun fondement. Elles sont toutes les trois très belles. Seulement Yacoute l’emporte haut la main, elle possède douceur et tact, n’impose jamais sa façon de voir le monde et n’essaie nullement de s’ingérer dans la vie d’autrui. Elle écoute lorsqu’on parle et prodigue conseils si elle en sent l’urgence. Et puis son regard est si bon, on dirait celui d’une mère. Vous commencez à vous demander ce que nous faisons dans ce restaurant de la rue St Denis. Rien de spécial, nous nous retrouvons deux fois par an. C’est peu, mais mieux que rien. Nous nous racontons la vie, nous pleurons sur nos bobos, sauf Yasmine qui crie tout haut que nous sommes des têtes de linottes. Incapables de se torcher, enfin elle utilise un langage de chartrier que l’on me prêterait volontiers. Ça m’arrive, mais jamais en public. Chut, faut le dire à personne! Ça restera notre petit secret. Ce soir, après avoir parlé carrière. Car mes copines sont des professionnelles. Sauf moi, mea culpa. Je disais donc, ce soir après avoir discuté projets financiers, découvertes médicales et tournées artistiques, le sujet tant attendu a enfin été abordé; l’homme. Faut avouer que nous étions un peu chaudes, gaies comme des pinsons. Les oeillades savamment décochées par les hommes au bar ont donné des ailes à mes ravissantes copines. Comme d’habitude, c’est Yasmine qui commence le bal, elle vient de larguer son amoureux. Trois ans de vie commune, des projets d’enfants pleins les tiroirs. Quelques croisières et pas mal de scènes de ménage finissant souvent par des engueulades en plein public que sur une table de cuisine. Me demandez pas pourquoi, mais j’adore les tables de cuisine. Enfin, j’ai toujours associé gourmandise et sensualité, tenez sexualité même, enfin si vous insistez.
« -J’ai mis ces vêtements dans un sac vert et hop le tout a atterri trois étages plus bas. Non, mais vous l’auriez vu le p’tit coq voulant absolument mener ma vie même quand môssieur est de l’autre côté de la planète. A son arrivée, la clé n’ouvrait plus. Il a fallu qu’il me dérange et demande mon trousseau. Fallait me voir les nanas, calme, la tête bien froide. Mais, Darling, je ne te loge plus, que je lui dis avec un petit sourire narquois. Et mon linge, qu’il me répond estomaqué. Tu t’en achèteras d’autre, je t’ai toujours trouvé un peu pingre et démodé. Une chance en or, tu vas pouvoir t’habiller avec style et peut-être envoûter une quelconque pimbêche. Jamais, je ne me suis sentie aussi bien les filles, je vous jure. C’est bon de vivre seule. Plus jamais on ne me la refera celle-ci. »
Yacoute l’entoure et l’embrasse sur la joue. Surprise, Yasmine apprécie le geste amical et continue à rire. Zina tire sur sa cigarette américaine nauséabonde et étouffante à souhait, jette un regard sur Yacoute et moi, nous envoie la fumée en plein dans les yeux et demande:
« -M’enfin Yasmine, as-tu perdu la tête? Comment en es-tu arrivée à prendre de telles mesures? A ton âge, tu agis comme une écervelée. »
« -Non, mais écoutez qui parle! Ce n’est pas toi qui m’as appris cette technique, fait plus l’affaire, on efface et on recommence. »
« -Nous étions plus jeunes, je me permets de te souligner. Nous n’avons plus vingt ans et tu n’arrêtais pas de parler de chambres d’enfants. »
« – Zina. tu ne cesseras jamais de m’étonner. Je ne suis plus une jeunesse donc je subis et j’accepte de vivre avec un goujat avec l’espoir qu’il puisse m’ensemencer et faire de moi une caricature de la femme que j’ai mise tant d’années à devenir. Dis-moi que je rêve! Elle est belle ta conception de la vie! Franchement, c’est à se demander sur quelle planète tu vis! Et puis, j’ai vraiment pas le goût de commencer à raconter tout ça, nous sommes ici pour rigoler et pas pour passer ma relation avec mon ex au peigne fin. »
Et vlan! Pour une fois, j’ai envie d’applaudir. Je me retiens dévisageant Zina qui tire nerveusement sur sa cigarette. Elle arbore un air détaché, mais je sais que les paroles de Yasmine l’on ébranlée. Cette dernière ne manque jamais de la remettre à sa place. D’ailleurs, il faut admettre que la Zina se donne des airs de dame patronnesse par moments, très désagréable. Vous n’êtes pas d’accord? Enfin, vous avez le droit à vos opinions et moi aux miennes. La recette du bonheur, faut la demander à Zina. Alors là, chapeau! Madame a réussi sa vie qu’elle s’égosille à nous répéter. Une carrière en béton armé. Un chum aussi diplomate qu’un tank Sherman. Mais il faut rendre à César ce qui appartient à César. Elle a du goût, s’habille comme une princesse. Toujours tirée à quatre épingles. Quand elle nous entretient sur le bonheur, ça devient aussi assommant et angoissant qu’un budget en temps de crise. C’est bien simple, une soirée avec Zina et j’angoisse une semaine durant. Si si! Ce n’est pas qu’elle soit méchante ou gaga voire même morbide, c’est tout simplement que je ne supporte plus de la voir durant de longues périodes. Alors, vous voyez, deux fois par an ça fait mon bonheur. Faut pas lui dire. D’ailleurs, elle pense sûrement que je suis perdue sans ces petites réunions où tout passe au peigne fin. Et puis, elle ne se gêne jamais pour me dire que je devrais m’habiller un peu plus convenablement. Non, mais! Pourquoi je jouerai le jeu, je vous le demande. Pendant que Yasmine et Yacoute conversent doucement, Zina me complimente sur ma tignasse, elle a un faible pour mes cheveux. Au moins, quelque chose qu’elle apprécie en moi. Et la voilà qui commence à me vanter l’effet bénéfique des shampooings colorants. Tu devrais essayer ceci sans oublier cela qu’elle me raconte avec un regard de coiffeuse chevronnée. Juste le goût de décamper, incapable de me décider. Ce serait trop bête d’abdiquer maintenant que je sens que la soirée va changer de trajectoire. Tenez, la voilà qui commence à rougir. Hé hé, allez je sens que je vais rire. A vous dire vrai, je me fous carrément que la soirée dégénère. Moi, j’ai juste envie de rentrer chez moi, m’asseoir dans l’obscurité. Me servir un bon thé chaud et éteindre les lumières. Vous ne me croyez pas? Vous avez bien raison. Je n’aime pas l’obscurité, pas plus que le brouhaha. Zut, encore un mensonge. Excusez, je suis incapable de parler sans broder un peu comme dirait ma tante. Non sincèrement, la soirée s’éternise. Je veux rentrer chez moi, allumer la télé et visionner pour la nième fois Oliver Twist, Ron Wood sublime dans le rôle de Faggins, vous ne trouvez pas? Je les vois mes copines se gargariser et se pâmer. Parler de leurs mâles et être en mal.
« -Et toi, Loula, que se passe t’il dans ta vie sentimentale? »
Je dois avouer que je ne m’attendais pas à pareille question. Elle m’en bouche un coin, la Zina! J’essaie de feinter en regardant par la fenêtre eh bein non elle me repose la question. Yasmine et Yacoute me regardent et attendent une réponse. Ok, Loula, fonce et raconte.
« -Pour le moment, je suis seule. »
Mais qu’est-ce qui m’a pris de leur dire ça. Enfin, j’ai simplement peur qu’elles me demandent plus de détails et je n’ai jamais su trop mentir, puis je veux pas m’empêtrer et raconter depuis le début.
« -Loula, je pense que de nous toutes, tu es la plus difficile. Tiens, je pensais à te présenter quelqu’un, mais tu dois me promettre de t’arranger un peu. »
Vous comprenez maintenant pourquoi Zina m’angoisse. Elle est toujours critique face à ma garde-robe qui ne fait pas in. Elle trouve que je pourrais être belle si seulement je prenais le temps d’être un peu plus coquette. Elle trouve que je ne fais pas tendance. Moi, faire tendance, jamais de la vie! Et puis, elle veut me caser, c’est sa mission sur terre. Comme si j’avais besoin d’être mise au pas. Zina ne conçoit pas qu’une femme puisse être seule. Une femme se plait-elle à dire se doit de s’aimer, mais aussi d’être aimée. Yacoute me dit que Zina s’inquiète pour moi. Qu’elle trouve que je m’éparpille, qu’elle a peur que je m’égare. Yasmine s’y met aussi.
« -Ecoute Loula, on peut comprendre que tu tiennes à ton indépendance, seulement on aimerait bien savoir ce qui se passe dans ta vie, t’es une vraie huître, tu ne dis jamais rien et on ne peut t’aider si tu ne parles pas. »
Que voulez-vous que je réponde à tout ceci? Moi qui pensais que j’allais m’amuser aux dépens de Zina, voilà que je suis celle pointée du doigt. Je ne veux même pas imaginer ce qu’elles se racontent à mon propos. Bein, avec des amies comme elles, pas besoin d’ennemies! Ah Yasmine, la garce! Elle est pourtant célibataire, elle pourrait se ranger dans mon camp. Traîtresse, je l’aurai au tournant celle-là. Des amours que mes amies.
« -Nous devrions nous voir plus souvent. Il me semble que nous nous perdons de vue ces derniers temps. » Lance Yacoute pour changer le cours de la discussion.
Un froid s’est installé, je regarde par la fenêtre, un manteau de neige tapisse les trottoirs, je vois des amoureux s’embrasser et je me demande ce que je fais ici au lieu d’être ailleurs. Et puis, elles ont un peu raison, je suis farouche et j’entretiens le secret sur ma vie sentimentale. Ce n’est pas que je ne veuille pas en parler, mais que je ne sais pas comment le faire.
« Les filles que penseriez-vous si nous nous voyons dans un mois? Mourad sera en voyage d’affaires et on pourra passer une fin de semaine ensemble comme au bon vieux temps»
Mourad, c’est le Tank Sherman, la moitié rugueuse de Zina. Yasmine et Yacoute trouvent l’idée géniale. Yacoute s’empresse d’appeler Slimane et de lui demander de ne rien prévoir pour la dite fin de semaine et surtout lui demande avec une douceur extrême s’il ne voit pas d’inconvénients à s’occuper des enfants. Elle lui susurre des mots d’amours et le remercie avec profusion. Et là les trois paires de yeux m’observent et attendent que je dise oui moi aussi.
« -Excusez-moi les filles, mais cette fin de semaine, je suis prise. »
« -Ah bon? Et que feras-tu? » Dixit Zina.
« -Je dois assister à un mariage, j’accompagne un copain. »
« -Oh, elle accompagne un copain! Et qui est ce fameux copain? Un collègue de travail, il me semblait t’avoir entendu dire que tu n’aimais pas fréquenter les collègues. »
C’est la goutte qui fait déborder le vas, retenez-moi ou je quitte la place! Vous voyez pourquoi je cultive le secret parce que Zina est tout simplement trop curieuse et pas mal opiniâtre à mon goût.
« -Non, ce n’est pas un collègue, j’accompagne un homme que je connais depuis peu à un mariage. Et le mariage a lieu dimanche dans une synagogue! »
Un silence lourd s’est subitement installé. Elles m’observent puis se questionnent du regard. Je me dirige vers la caisse, paie ma note, je reviens à table, pose un bisou sur la joue de chacune d’entre elles et je sors. Je me sens sereine, libérée. Bientôt, chacune d’entre elles appellera pour prendre des nouvelles et surtout en savoir plus sur lui. Je marche lentement sous la neige, il fait bon vivre.
©Loula Posted by Picasa


Réponses

  1. En fait loula c’est qui ce gars ?

  2. Waw Loula
    J’ai pas décroché … j’ai même laissé tomber une réunion :) Je lis mot par mot et je dis « vas-y Loula attaques … vas-y » :)
    Ce billet là est mon coup de cœur ! quelque part je m’y reconnaît… cette hésitation , pas seulement parce qu’on est pudique, de se raconter. Ou comme tu l’a si bien dit « Ce n’est pas que je ne veuille pas en parler, mais que je ne sais pas comment le faire. » . Cette phrase là il faut la rajouter dans le dictionnaire de citations :)
    Et puis cette sorte de surenchère entre filles (qui finalement ne diffère pas trop des discussions entre mecs) , ces de-quoi-je-me-mêle et surtout cette envie de faire une fugue.

    Ce qui me rassure est que finalement c’est que, in fine, c’est toi la gagnante. T’avait tout juste! (m’enfin je sais pas ce qu’en est des autres ). T’es la meilleure Loula !
    Et que dans la vie il faut laisser faire les choses et non pas chercher à les provoquer à tout prix. faut pas s’acharner sur sa vie. Et que l’important c’est qu’il fait bon vivre même (et surtout) sous la neige !

    Allez Loula … va falloir que tu commence à rassembler tout ces billets dans un livre … Beaucoup de nos concitoyens en auront besoin … Comme une thérapie .

  3. mais bon sang t’es beeeelle Loula, t’as pas besoin qu’on te le dise…
    Bon,c’est un peu con ce que je vais dire (et tu peux effacer le comment si tu trouves que c’est deplace,i apologize in advance), de ta maniere de raconter cette soiree, j’en deduis que tu n’as pas de soeur. Me demande pas pourquoi, theorie perso. Comportement propre,farouche,en la presence de horde du meme sexe.
    Je me trompe peut-etre. Besoin de mon the du matin. Bonne journee Loula,immense mwah

  4. سلام
    فقط شكرا لانك فتحت قلبك لنا بهذه الطريقة الحميمية

  5. Absolutely great, if this was part of a novel, I would not drop the book until I get to the end. Thanks again Loula, you are a total “Carrie Broadshaw” and you make me miss my girlfriends. Shoot, gotta go my son is crying!

  6. I meant “Carrie Bradshaw” (sex and the city). Thanks again.

  7. Je me joins aux autres Loula, tu as ce talent de nous scotcher aux écrans jusqu’au bout du texte…Faudra que tu écrives un roman, tu vas cartonner crois moi, crois nous…
    Petite merveille ce texte. Merci.

  8. Bonjour reine,

    simply beautiful. Je relis lentement. Il fait bon vivre.

  9. non-lieu c’était laseine

  10. Bonour la coubania,

    Bon avant, joignez vous à moi pour souhaiter la bienvenue à Zalamoka@lol. Vous la découvrirez bientôt sur son blog, yak à Zalamoka:-). Pour vous faire une confidence, ce texte est très vieux il date de 1998 l’année de l’apparition de Loula. Zalamoka, je viens à peine de découvrir Sex and the City grace aux merveilles du satellite. J’adore, je trouve cela rigolo à souhait. Merci:-)
    @NajNaj, perspicace:-)
    @Colombo:-) faudra être patient.
    @Larbi, ah;-) t’as le don de me toucher toi:-)
    @Najib,Pleasure is all mine
    @Manal, glad you liked it,well I may try.
    @Non-lieu non Laseine, comment vas-tu Ange? Tu sais, j’attends toujours la suite 3la khatrek piano piano.
    Mwah à vous, la suite dans quelques jours

  11. scénario super accrochant genre “sexe and the city”, et je viens de rater les épisodes de ce soir.
    mais je te lis, tout simplement waw,
    tu oublies pas le moindre détail,
    on a toutes des ZINA, yacouta dans notre vie, ce genre de réunion c’est pour demain, et je te racontes pas les “alors racontes, tu as rencontré quelqu’un? un jour tu vas exploser si tu nous parles pas, franchement, tu nous écoutes et tu nous parle pas”
    loula tu es loula dial bessah
    bishara…chez loula city

  12. Salut,
    En tout cas, rien ne vaut une femme qui parle des autres femmes, l’esthétique littéraire y gagne tjs beaucoup, en profondeur!

  13. “Enfin, je vous épargne les détails sur les sauces dégoulinant sur mes lèvres et effleurant mon menton, que j’essaie de reprendre en passant lentement ma langue; pour ne pas perdre un soupçon de sauce.”

    Je viens de faire pareil avec ce texte.
    Bon. Très bon.

    Beaucoup ont été séduit par Bridget Jones, icône des temps modernes. Je n’avais pas accroché, pas plus longtemps que les 2 heures de projections dans l’obscurité.
    Lâ je viens de trouver mieux: Loula en pleine lumière.

    Don’t know how to say it better, words elude me, just a pleasant thrill reading this one. Thks.

  14. love it,loula..simply great.and u’re beautiful.
    thanks for sharing…

  15. Hey Loula
    Ah oui c est tt a fait a la “Sex&the City” sauf qu’elles se rencontraient chaque week-end. Alors Yakout avait raison :) :)
    Sinon: “Ce n’est pas que je ne veuille pas en parler, mais que je ne sais pas comment le faire”. Look who is talking :) , toi qui excele en “raconter,parler,exprimer” (et tu viens de le faire avec ce merveilleux texte) trouves du mal a le faire!! I’m not convinced at all Loula :) Sauf si tu vx dire que tu n’arrives pas a le faire oralement, ds la presence des autres ou, pire encore, quand on te fixe des yeux dont on lis clairement: alors?. Alors la, katkmchi o tsm7i fjmel oma7mel otssdi 3la kolchi :) :).
    P.S: I salute and admire how real you are sistaaaaa :)

  16. Issa3ad al massa’e/assaba7
    Zalamoka, thank you soooo muuuccchhhh for the beautiful mail, will answer tomorrow. Thank you thank you for such generosity it is much more appreciated than you would ever imagine!
    Infiniment merci! Je ne trouve pas les mots et je suis très sincère. Sous Loula se cache celle que vous connaissez un tout petit peu avec ses énormes défauts et quelques qualités qui balancent le tout.
    Bisahara, alors cette réunion?:-)
    Marouki, on ne parle que ce que l’on croit connaître:-)
    Amine, coming from you means a lot, believe me! Mwah to you and to your muse.
    Foulla, believe me your are far more beautiful than me, thanks.
    DZ, gee, I am mesmerized either it is weld 3ammi playing a trick on me:-) or it is you (yes you) and D from les Philippines since I saw your trace. Anyway it goes, you got it to a great extent. I can talk about myself but not too much déformation éducationnnelle:-) and when questions are too hot, yes I do become an oyster cause I grew up in those damned years where everything was somewhat suspiscious.
    Mille fois merci, mais il faut devenir un peu critique car sinon je vais m’endormir sur mes lauriers et je dois finir cette saga dans 2 mois. Yes, life is shorter than we expect:-)
    Mwah et encore merci pour tant de générosité

  17. je relis ton text (post) et j’ai envie de te dire i love u..allez,je t’m.

  18. Ravissante Asma,

    Je sais que tu dors encore mon ange à cette heure matinale de notre continent.

    Au creux de ton oreille, je te chuchote l’amitié, la reconnaissance et l’admiration pour l’être adorable que tu es.

    Un bisou sur ton front pour te dire mon affection, un second sur tes yeux clos pour te dire ma tendresse et un trosième sur le nez parce que tu es un trésor ma chère Loula.

    Poursuis ton sommeil délicieuse enfant et sache qu’en dehors de tes copines de proximité, il y a tes amies et amis de ce blog éparpillés aux 4 coins du globe qui t’estiment, t’adorent et te remercient pour ta générosité de coeur et ton talent littéraire.

    Très affectueusement à toi Asma

  19. loula a sa7ebti , 9taltinin beda7k:)
    Reste comme tu es moi j’aime bien les profils “danone nature” , les gens incapables de fausseté.
    A bas bridget jones! l’anti-fémninste par execellence qui ne pense qu’à plaire aux males(bon d’accord c’est une partie de not’ vie mais pas toute not’ vie!)
    Si tu “tais à bruxelles je t’emmenerai dans des hautls lieux de la finger food ou tu pourras manger avec les doigts sans complexe!

  20. Bonjour la cie,

    Foulla:-) do not make blush since it is very difficult for me to do so:-)
    Fabrice, que dite devant tant de gentillesse sinon tout simpelement: merci.
    The last but certainly not the least SuperTimba. Sa7ebti, ok, c’est un rendez-vous et je te promets que je te demanderai pas de faire un tour sur la rue de Brabant et après ça on prendra le TGV pour aller manger en cie de Larbi, Laseine et peut-être qu’Ayoub nous rejoindrait. Au moins ce qui est sympa en Europe c’est la proximité.
    Mwah

  21. J’ai une tonne de travail à terminer pour demain matin, je voulais juste jeter un coup d’oeil rapide sur ton blog, le texte était tellement long je me suis dit j’ai pas le temps je bais lire la première phrase.
    Et je n’ai pas pu d’arrêter. J’adoooore. C’est sincèrement mieux que plusieurs des nouvelles publiées et mêmes connues. BRAVO!

  22. Salut Chighaf,

    Merci, suis allée faire un tour sur ton blog, bein dis-donc ça promet:-)


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