Posted by: Loula la nomade | 1,04, 2008

Au-delà du dôme III

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Les Anciens se refusaient à nous expliquer pourquoi la dispute avait éclaté. Ils se contentaient de répéter: “Malheureusement, le camp adverse pensait autrement; il en voulait à notre intégrité.” Quiconque menaçait notre intégrité était un ennemi et quiconque remettait en question cette explication un traître.

Nous avions grandi avec ce mélange de crainte envers la pensée subversive et de méfiance envers l’Autre, notre frère. Inutile de nous hasarder dans les labyrinthes de la pensée importée, les grandes pancartes et les discours nous rappelaient que nous étions victimes de la cupidité du camp adverse.

Seul le fou du Dôme disait autrement. Certes, disait-il ils ne se sont pas mis d’accord, mais cela valait-il la peine d’alerter les autres Dômes? Les Dômes, hier frères de sang, s’entredéchiraient pour deux oasis. Il avaient tous fait le chemin un peu plus au sud. Ils avaient été invités par le sage devenu premier président de son pays. Ce sage, socialiste par ailleurs, voulait garder de bonnes relations tant avec le Dôme de l’Aigle qu’avec les autres forces qui volaient sur le ciel de cette grande étendue tels des oiseaux de proie. Hôte, il avait invité le Ras Tafari à faire l’arbitre dans une de ces innombrables joutes que connurent les Dômes une fois l’Empire “parti”.

Le représentant du frère avait comme défendeur le Rayess de la cause pandôme qui rêvait de voir une seule terre de l’est à l’ouest; l’Orateur: avocat bouillonnant rendu président et ayant décidé de devenir communiste. Ces derniers soutenaient le frère qui répétait à qui voulait bien l’entendre que notre Dôme allait évacuer les deux oasis ce que nous niions avec force.

Le Conseil du Dôme décida de couper tout lien diplomatique avec les pays du Rayess et du Lion. S’ensuivirent quelques bombardements, puis plus rien.

Bien entendu, nous continuions à importer du Dôme de l’Orateur. Ce dernier avait, avec son Conseil, une vision sur ce que la solidarité devait être. Bien que des mouvements continuaient de combattre l’Empire il se devait de différencier entre les mouvements de libération dits de confiance et les clowns. Il basait son support sur la reconnaissance internationale de ces mouvements de libération avec pour vision une similaire à la sienne et que ces derniers reconnaissent le leadership de son Dôme.

Pourquoi? Demandions-nous au fou.

Le fou nous expliquait que les rapports ne furent pas toujours difficiles. Qu’il y eut une période où nous entretenions de cordiales relations et ce même au début du blocus de l’Empire voisin de l’Orateur. Mais, nous avions, selon ce dernier, envahi les dunes de sable, plus impardonnable nous nous étions portés volontaires, en répondant à un tyran , en allant camper nos effectifs militaires aux côtés des armées de l’Empire à Shaba (Katanga) combattre des exilés qui avaient le soutien de l’Orateur. Le fou se hâtait de nous dire que si l’Orateur avait jugé bon de donner son soutien, son compagnon de route, aujourd’hui disparu ,ne donnait pas cher de la vision de ces exilés.

Chaque fois que nous écoutions le fou, nous revenions déboussolés. La politique et les guerres étaient et demeuraient des jeux de pouvoir opaques que nous craignions. Nous nous quittions en nous promettant de ne pas jouer à la guerre comme les grands.

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Posted by: Loula la nomade | 25,03, 2008

Lassitude

Ce n’est pas pour dire, mais je suis lasse. En fait, chaque fois que je reviens de Cuba je ne peux m’empêcher de comparer le monde. Tiens, moi je propose que chaque peuple se gargarisant ou râlant soit soumis à des travaux agricoles sous le soleil. Je vous promets que vous n’aurez plus cette auréole de grandeur dont vous vous coiffez. Oubliez les tondeuses, place à la machette et en bottes de caoutchou Puis, si vous n’êtes pas contents, un ouragan ou deux par année pour calmer vos ardeurs. Une heure ou deux d’attente (toujours sous le soleil) pour vous rendre du point a au point b. Un policier qui se fout carrément que vous soyez haut placé ou pas. Vous avez commis une infraction, c’est clair non? Un bon système d’éducation,  mais qui faute de manne américaine et à force d’embargo se voit contraint de produire pour exiler ses cerveaux pour du pétrole ou encore pour prouver au grand voisin du nord qu’il peut courir car les irréductibles ne se laisseront pas faire. Des amitiés qui vous culpabilisent car vous risquez parfois de mettre vos amis dans le pétrin. Des amours impossibles. Chais pas pourquoi, mais par moments je me dis tiens cela ressemble aux années de mon adolescence au Maroc. Bref, le premier qui me niaise, je l’envoie récolter la malanga sous le soleil des Tropiques ou encore à la rencontre d’un maja.

Ce n’est pas pour dire, mais je suis lasse :-)

Posted by: Loula la nomade | 20,03, 2008

Besos de Cuba

Bon, j’aimerais vous parler des plages, mais je n’ai jamais le temps d’aller m’y baigner. Chaque séjour ici me rapproche un peu plus des Cubains. Que de kilomètres parcourus et puis l’accueil fut absolument incroyable. Voir les écolier brandir des drapeaux et voir aussi le lieu préparé un mois avant la visite, de l’émotion à l’état brut. Discuter avec le vrai monde, il n’y a que cela de vrai. J’ai un faible pour ceux qui travaillent la terre. Et ici, on ne dispose pas d’équipement comme ailleurs et la chaleur y est intense, imaginez-donc une journée dans un champ en plein soleil.  Et se faire dire: “Tu eres la mas linda del dia de hoy.” Ça vous remonte le moral, tout autant que les compliments du groupe pour ce boulot que je considère un réel plaisir.

J’avais demandé si je pouvais avoir le temps de visiter le monument dédié à Ernesto Guevara. Et que ne fut ma surprise lorsque la visite fut inscrite au programme rendant ainsi officielle mon escapade. Un comité nous y attendait et le clou fut quand on me demanda de déposer la couronne de fleurs. Bref, j’en suis encore toute chamboulée. Et ceux qui m’accompagnaient durant ce voyage ont apprécié la pause culturelle et ont appris un peu plus sur l’histoire du pays.

Je reviendrai plus tard. Encore une rencontre officielle et des rapports à rédiger. Quand je pense que le Canada est sous la neige et que je suis ici la fenêtre ouverte et de la piscine me parvient la chanson La mujer del Pelotero. La vie ne pourrait être plus belle. Mais hâte de retrouver les miens et la neige s’il le faut.

Besos

Posted by: Loula la nomade | 12,03, 2008

Loca cien por ciento

Et voilà, de nouveau dans les boîtes, des boîtes toujours des boîtes, encore des boîtes. Vérifier que rien ne manque, insister pour que tout soit fait avec minutie. Lire la presse locale, sourire puis se demander comment cela se passera. Casquer gros pour que tout puisse prendre le chemin avec moi. Se taper un vol plus que matinal et puis un autre, angoisser que les paquets n’arrivent pas. A l’arrivée, vérifier que tout y est, que rien ne manque. S’enfermer dans une chambre d’hôtel et tout programmer dans ma petite tête, tout remettre en ordre, prendre soin de ne rien oublier pour les réunions. Sortir et aller au mercado du coin, ne pas oublier la liste, comparer les prix dans ma petite tête, c’est que tout coûte cher et se demander comment fait le citoyen pour survivre. Simple, il ne vient pas dans ce coin. Ce coin est une sorte de petit paradis même si ce n’est en rien comparable au choix d’ici. Mais faut bien que les expats et les diplomates se nourrissent. Identifier sur une carte le marché aux légumes le pus proche ou se dire non « laisse-donc faire le marché, mange à même le buffet de l’hôtel, tu te régaleras de bonnes tomates demain et les jours qui suivent »

Dormir, une fois le tout prêt. Au réveil, descendre le tout, faire semblant de ne pas remarquer les regards des touristes qui doivent se demander ce que je fais ici au beau milieu de ce beau monde. Ne pas oublier de laisser un bon pourboire. Sourire, sourire encore et encore. Prendre des notes, poser des questions, faire répéter quelquefois afin de s’assurer que j’ai bien compris, prendre des photos. Sourire, à en avoir les mâchoires démontées. Faire semblant de ne rien remarquer. Tout décanter, le soir venu, comparer les notes avec J. et A.

Un autre réveil, une autre rencontre. Sourire, encore et encore. Puis, aller visiter le monument dédié au plus célèbre des Argentins et Cubains. Faire le vide et oser formuler la question. Puis, rentrer, contempler la piscine et les touristes, discuter avec J. , A. et les autres. Relaxer, dormir, rêver à l’océan et au sable chaud. Rêver qu’un jour tout cela changera. Et ainsi de suite..

Tu iras dans un bar et tu fermeras les yeux. Ici, tu refuseras de déconstruire, parce qu’en fait tout y est clair et que la vie n’est pas de tout repos. T’écouteras le monde autour de toi, tu contempleras encore une fois. Tu éviteras de t’emporter quand quelqu’un se mettra à y aller de son analyse du système. T’auras envie de dire “Forcément facile d’en parler quand vous êtes pour quelques jours.”, mais tu te retiendras. Tu chercheras à contacter ton ami qui connais tous les recoins de la ville et les derniers potins. Tu iras visiter tes amis, prendras en photo les enfants et ne donneras aucune nouvelle parce que tu n’en as aucune à donner. Parce que la vie est ainsi faite et que nous oublions de donner signe de vie.  Tu enfouiras encore et encore images et sensations.

Tu te surprendras encore une fois à être ébahie par le système D. Tu sortiras et chercheras du regard le vieil homme face à la mer. Tu préfères ne pas trop imaginer la scène sans lui. Tu te contentes de répéter dans ta petite tête “siácara!” comme pour exorciser les pensées négatives qui s’amoncellent.

Are you Cuban”? Sur ce, tu répondras que c’est une longue histoire et que s’ils ont le temps tu leur raconteras tout cela autour d’un bon Moros y Cristianos et tu iras rejoindre les amoureux du Malecon.

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Posted by: Loula la nomade | 11,03, 2008

Sex, Morals and Ambition

Les gens de Wall Street, le monde interlope doivent être aux anges. Eliot Spitzer qui avait conduit une enquête sur les agissements des courtiers, avait enquêté sur la poigne de fer de la famille Gambino. Surnommé Eliot Ness, Eliot a payé les services d’une call-girl, il est identifié par le FBI comme “Client 9″. Il a été élu Gouverneur de New York. Il est aussi un des superdelegate qui supporte Hilary Clinton. Well, Eliot s’est excusé (sic). What the hell is he doing humiliationg his wife, dragging her into his scandal?

Bref, une brillante carrière qui part en fumée. Le “croisé” n’était pas si irréprochable que ça en fin de compte. Car en payant les services d’une escorte il a encouragé prostitution et proxénétisme.

Voilà pourquoi il faut toujours se méfier de ceux qui brandissent une morale au dessus de tout soupçon. Nous avons tous des failles et au lieu de les assumer, on passe notre temps à essayer de faire dans une droiture carrément impossible à atteindre. Quand donc les gens comprendront que la perfection n’existe pas. What goes around comes around.

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Posted by: Loula la nomade | 10,03, 2008

Are You Tagging Me?

Le mythe et Amina m’interpellent en m’ajoutant sur leur liste de blogueurs à “taguer”. Il me faut, quand même, retranscrire les règles du jeu:

Identifier le lien de la personne qui “tague”,

mentionner six choses/habitudes/tics non importants sur vous-même;

“taguer” six personnes à la fin du billet en identifiant leurs liens

et enfin avertir les personnes choisies.

Je dois avouer que tout est important ou pas du tout. Cela dépend de l’humeur du jour, du temps qu’il fait.. Donc, j’imagine que ce qui suit n’est important pour personne sauf pour moi :-)

1) Durant mes semaines de mère célibataire, je vérifie le réveil d’innombrables fois avant de dormir et je ne dors jamais sans avoir réglé l’horloge sur mon cellulaire ou devoir demander un réveil lorsque je suis en voyage.

2) Je fuis les faux-pas diplomatiques et les évite à tout prix, rendant ainsi dingue le monde autour de moi avec ma manie de tout prévoir . Déformation éducationnelle, on est relationnistes depuis des générations.

3) Dès que je l’entends, je suis sous l’emprise de sa voix. Et même si ma fille trouve cette chanson nono, moi je ne peux que frémir et demander à mon grand de la rechanter, il possède de ces cordes vocales, le petiot, que j’hésite à le priver de cours lorsque je pense à la punition de choix. Je suis sans cesse émue, chuis fleur bleue, je l’avoue. Je pleure de bonheur, lorsque je suis touchée par la bonté d’autrui etc.. Je suis tout, sauf insensible.

4) Je me tape 165 kms de trajet par jour et c’est à ce moment que je déconstruis ce que j’ai lu, entendu dans la journée. c’est le seul moment où je peux délirer en écoutant de la musique à fond la caisse ou encore m’émerveiller lorsqu’ un caribou passe (je préfère les voir de loin, car de près sur une autoroute à 120kms/heure pas évident de ralentir sans se retrouver en réanimation, à la morgue ou dans le champ), voir les cerfs à quelques mètres ou scruter le ciel et admirer le vol des aigles.

5) Je suis contre toute forme d’extrêmisme, je ne supporte pas les gens qui se gargarisent de certitudes, ceux qui refont le monde dans le confort de leur quotidien, ceux qui pensent que seuls eux détiennent la vérité et enfin ceux qui au nom de leurs croyances apostasient comme s’ils avaient un mandat direct de leur déité respective.

6) Autour de moi je suis la seule qui ne se gargarise pas de ses exploits, une autre déformation éducationnelle profondément ancrée et aussi ma façon de dire que nous ne sommes rien sinon d’éphémères passants. Mes succès, je les attibue à ceux que j’aime, ceux avec qui je travaille car sans eux je n’aurais pas eu l’opportunité d’y arriver. Mes échecs, je les assume et les reconnais. On me dit souvent que j’ai raté ma vocation, je réponds tout simplement que mon vrai succès c’est ma relation avec ma famille immédiate, mes amis, le reste c’est juste du strass.. Je viens de refuser un emploi stable, bien rénuméré et une généreuse pension de retraite tout simplement parce que je ne cours ni après le fric, la notoriété ou la reconnaissance des autres. Ma famille est mon socle, mon ancre, mes repères, le reste c’est du déjà vu, vécu, ressenti et je suis heureuse avec ce que nous vivons malgré les tuiles de la vie. Merci à Lwalad, Mia et la vie sans lesquels je ne serais pas ce que je suis.

Ça vout fait une belle jambe que tout cela :-) . Maintenant, me faut identifier six personnes pour ce petit jeu.
Je commence donc par Zaz, Kenza, Patrick ,Francis,Patxi , Sun Li, the Brain (il vous faut absolument découvrir cette jeune femme si vous ne la connaissez pas déjà, she is one of a kind), six c’est insuffisant donc j’en rajoute trois, nah! Notre Zwina nationale à savoir NajNaj, Eatbees the other brain et finalement la pasionara, l’incomprise et la frondeuse: Myrtus en personne.
En fait, c’est une occasion pour que les blogueurs se découvrent au-delà des frontières dans lesquelles ils nous arrivent de nous cantonner.

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Posted by: Loula la nomade | 7,03, 2008

C’est ta journée, really?

Bill Withers - Ain’t no Sunshine - 1972

Parmi les passants sous cette tente, vous êtes nombreux à chercher ce bijou de court-métrage par le Tunisien Farès Naanaa. Comme c’est le 8 mars, je le reposte:-). Mais attention, ces femmes ne forment pas la majorité de la gente féminine de la planète. La majorité, elle, ne colle pas à ces stéréotypes.

A toi qui ploies sous le poids du bois que tu transportes pour nourrir ta famille et la garder au chaud. A toi qui pétris la pâte alors que tout le monde dort encore. A toi qui ne rechignes pas à faire des kilomètres pour aller puiser l’eau dont les tiens dépendent. A toi qui défies les froids intenses et les chaleurs torrides pour apporter amour aux tiens. A toi qui rêves encore de voir tes enfants vivants au lieu de les enterrer quotidiennement. A toi qui n’as pour voeu que voir tes enfants aller à l’école. A toi qui te résignes à voir tes enfants travailler alors qu’ils sont encore en âge de jouer. A toi qui pleures en silence quand tes enfants rêvent d’El Norte. A toi qui fais la rue, fermes les yeux, ravales les larmes pour quelques pesos, roupies, dirhams ou autre devise. A toi qui trimes à laver les sous-vêtements des autres, à écouter leurs complaintes et leurs remontrances. A toi, dont les petits disparaissent pour aller nourrir les fantasmes de débris humains. A toi qui n’a pas peur de vendre un rein, de risquer une infection pour venir en aide aux tiens. A toi dépossédée de ton pouvoir décisionnel. A toi qu’on viole dans l’obscurité ou en plein jour. A toi que l’on stigmatise, que l’on déshumanise. A toi qui souffre de voir les hommes mourir et souffre encore plus quand les tiens retournent leurs frustrations contre toi. A toi qui te contentes d’un rien et qui donnes tout. A toi qui te bats pour rétablir le droit de tes enfants. A toi qui n’a pas peur des tyrans et manifestes en silence. A toi qui t’opposes à la guerre et qu’aucun puissant ne veut écouter. A toi qui passes des nuits blanches à soigner tes enfants fiévreux. A toi qui donnes sans jamais rien demander. A toi, où que tu te trouves, quelles que soient ta croyance, la couleur de ta peau, ton origine, ta langue ou ton statut social.

Et finalement, à Mia, mes nièces et ma fille puissent vos lendemains être empreints de santé, de sécurité et de droits garantis et nullement bafoués.

Sur une musique de Bob Marley

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Posted by: Loula la nomade | 3,03, 2008

Et si on se regardait un peu dans le blanc des yeux?

Si c’est pour la parlotte, la propagande, l’assujetissement des populations, l’analphabétisme, la cécité religieuse qui découle de l’analphabétisme, les parades, les grands projets foireux, les discours creux, les guerres fratricides, les bastonnades, les jugements expéditifs, la langue de bois, la corruption et l’intimidation devenues presque tares génétiques, bein le constat est flagrant: rien dans le seroual et encore moins dans la jugeotte!

Posted by: Loula la nomade | 3,03, 2008

Sans titre

Bravo à la communauté internaute qui a réussi à se mobiliser en faveur de Fouad Mourtada. Superbe! Man, if only we had internet 40 years, 30 years ago! Pouvez-vous imaginer quelle mobilisation aurait pu voir le jour?

Les jeunes artistes Palestiniens ne cesseront de m’étonner. Pour ceux qui ne connaissent pas, permettez-moi de vous présenter le groupe DAM. Cela se passe de tout commentaire, ils sont tout simplement bons.

Born Here

Men al Erhabi? (Who’s The Terrorist?)

Me faut remercier Ben à Jerusalem qui m’a fait découvrir le rêve qui suit:

Sur ce, je vous souhaite une excellente semaine. Un immense merci à l’ange d’Ottawa et sa douce moitié.

Posted by: Loula la nomade | 28,02, 2008

Anamnèse IV

Ce corps vestige, ce corps cénotaphe est aussi univers aguerri, il raconte une destinée, une épopée. Il n’est ni honteux ni méprisable. Il est carapace et coquille. Armure et enveloppe.

Sauvage, farouche, indomptée et indomptable, je choisis mes solitudes, mes retranchements. Méfiante, cassante, insociable et parfois misanthrope, je suis un univers inhabité que je meuble d’instantanés. Je me déconstruis quand d’autres s’édifient. Je me hasarde, je me teste, je me perçois, je ris, je souffre, je vis, j’endure, je me risque, je me conçois, me neutralise, me cannibalise. Je fais table rase, mais ne repars jamais à zéro. Je m’entête, je persiste, je m’habite. Je suis un logis où j’élis rarement domicile. Je doute et renvoie les certitudes faire un tour ailleurs qu’en moi. Constante dans mes éclatements, dans mes dispersements, je me replie pour mieux savourer le recul. Des dérives, je ne connais que celles de mes errances. Je veux humer la tourbe une fois de plus, retrouver le parfum subtil de la bergamote. Flâner dans les lacis des souvenirs tout en m’ancrant dans cette réalité qui est mienne. Les opuscules de la mémoire, je n’en ai que faire. Nul besoin de me dessiner une histoire quand l’instinct de survie provoque tressaillements.

Je suis née un soir d’aurore boréale dans une vallée enneigée. Intemporelle, me formant et me déformant hors des courants, loin des échancrures bâties par les hommes. Je m’aventure dans ce bocage que je suis. Je défriche, débroussaille, éclaircis pour semer le levain de mille et une chronologies.

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